Perspectives & Créativité

Fiat 500, Mini, 2CV, Trabant : Revival ou post-modernisme ?

novembre 6, 2009 · Un commentaire

Une Trabant enfin "propre"…

Une Trabant enfin "propre" ?

Qui se souvient de la vieille trabant ? Cette petite voiture est-allemande au charme improbable, petit bijou de technologie minimaliste (initialement conçue sans pompe à eau, ni pompe à essence ni système de lubrification !), produite à plus de 3 millions d’exemplaires entre 57 et 91, fut le symbole du déclin économique de la RDA dans les années 80.

La Trabant originale, un modèle de rationalisation technique

La Trabant originale, un modèle de rationalisation technique, pas éco-friendly pour autant…

Et pourtant, un projet de Trabant nouvelle génération a été présenté au salon de Francfort en septembre 2009. Mue par un moteur électrique (c’est dans le vent, cf. “Bolloré, the flu car”), la Trabant NT s’inscrit délibérément dans le sillon des Mini by BMW et Fiat 500 remises au goût du jour ces dernières années et qui ont démontré la réussite commerciale du principe “c’est dans les vieilles gamelles qu’on fait les meilleures soupes”…

Les historiens nous expliquent bien que l’histoire de la création est faite de boucles régulières où invariablement, styles, formes, concepts se répètent, échos parfois conscients d’une époque pourtant révolue. Soit. Il semble donc que l’industrie automobile, sans réel avenir, tombe irrésistiblement dans ce mécanisme de répétition post-moderniste, tel un bégaiement créatif. Citroën nous prépare sans doute le même coup, non pas avec ses DS3 pour CSP+ mais avec la Revolte (ou D09 pour les intimes), version botoxée de la géniale 2 cheveaux, présentée elle aussi à Francfort.

Citroën Revolte

Citroën D09 : la "Revolte"n'est pas une révolution

Il ne reste plus guère d’espoir semble-t-il d’observer une véritable démarche en design dans ce secteur. Il faudra désormais aller voir du côté de la robotique ou du numérique !

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Bolloré : the Flu Car, ou l’art du marketing grippal

octobre 24, 2009 · 2 commentaires

La bluecar de Bolloré : un exemple de marketing grippal

La bluecar de Bolloré : un exemple de marketing grippal

L’industrie automobile maîtrise depuis longtemps les meilleures techniques de marketing et a su nous “offrir” quelques campagnes de communication magistrales (souvenez-vous de la Fiat 500). Crise oblige, les constructeurs réduisent drastiquement leurs sur-capacités de production respectives, mettant sur le carreau au passage quelques milliers de cols bleus, afin de tenter de préserver l’avenir de l’entreprise (peut-être) et les dividendes de ses actionnaires (plus sûrement). Et chaque constructeur de se poser la question : que fait-on maintenant pour faire revenir les clients dans les concessions et devenir numéro 1 ? L’effondrement de l’ex-numéro 1 GM n’ayant pas tempéré les égos, le secteur est à la fusion pour atteindre l’hypothétique taille critique pour subsister. Toyota, passé en tête en 2008, se prend les pieds dans le tapis avec les plus grosses pertes de son histoire et c’est désormais à VW de lorgner vers la plus haute marche du podium mondial.

Que faire donc pour renouveler  l’industrie automobile ? C’est Constant Jenatzy qui a imaginé il y a plus de 100 ans qu’une voiture pourrait être électrique. Il fabriqua la “jamais contente”, qui fut la première voiture à dépasser les 100 km/h le 29 avril 1899. Bon sang ! Électrifier l’automobile était à l’époque une idée ingénieuse. Elle revient en force aujourd’hui, réchauffement de la planète oblige.  A priori, rouler dans des voitures silencieuses, sans odeur est une perspective qui pourrait nous ravir.  Une autonomie limitée et des performances dignes d’une R6 d’il y a 40 ans pourraient au fond aller dans le sens des économies d’énergie. Mais s’il n’est pas sûr que l’Homme nouveau, sensibilisé aux problèmes écologiques par Hulot, Artus-Bertrand et autre Grenelle, soit prêt à renoncer au km départ arrêté en moins de 30 sec, il est certain que rouler avec EDF ne sera pas un cadeau pour l’avenir de ‘humanité.

Il faudrait en effet envisager de produire l’électricité avec autre chose que des ressources fossiles (charbon, gaz, pétrole) ou radioactives, pour ne pas décaler le problème du réchauffement et de la pollution. Or, les prévisions en la matière sont clairement alarmantes. Entre 1970 et 2000, la consommation énergétique a augmenté de 48% au niveau mondial et elle augmentera de 52% pour la période 2000/2030. En 2008, la part du solaire, de l’hydraulique et de l’éolien dans la production mondiale d’électricité était de 7,4%. Elle restera à ce niveau dans 20 ans, les énergies fossiles représentant en 2030 les 4/5 de la consommation mondiale d’énergie…

Et pourtant, chacun y va de sa bagnole électrique : Renault, GM, Ford, VW, Toyota, Honda, tout le monde veut y croire… Et tous les services de communication des constructeurs, relayer par la peu engagée presse spécialisée, d’envoyer mille signaux idylliques : oui la voiture électrique va sauver l’humanité et rendre le monde meilleur, c’est écrit dessus. Croyez-nous, on va vous changer la vie, même si pour l’instant nos prototypes peines à dépasser les 130 km/h, à passer sous la barre des 25000€ et à rouler plus de 200 km… A moins de vous offrir pour 100 000 € une Tesla, roadster tout électrique canadien qui vous fera passer de 0 à 100 km/h en moins de 5 secondes !

2009 aura été l’Année électrique. Le secteur automobile plonge, il trouvera sa résurrection dans l’électricité, c’est sûr. Même Bolloré y croit et nous annonce depuis belle lurette que sa Bluecar est quasi-prête. Et curieusement, elle n’arrive toujours pas ! La quasi faillite de son partenaire industriel, le carrossier italien Pininfarina ne va pas accélérer le processus puisqu’il est désormais question que la voiture bretonne soit construite en France. Toujours annoncée pour l’été 2010, on ne voit pourtant pas comment l’industrialisation pourrait être mise en route dans ce délais avec un tel revirement. Bien sûr Bolloré n’est qu’un exemple mais tellement symptomatique d’un secteur qui buzze à fond sur l’électrique. C’est au constructeur qui fera le plus de presse sur la question du respect de l’environnement qui gagnera sa vertu et gagnera des parts de marché.

Et voilà un nouveau mode de marketing, le marketing grippal, ou comment contaminer l’esprit des consommateurs par un produit pandémique qui ne fera à terme qu’accroître les phénomènes qu’il prétend résoudre. Alors, prêt à vous faire vacciner par les laboratoires Bobo-leurrés ?

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Canoniser à Milan

octobre 6, 2009 · Laisser un commentaire

Bref retour aujourd’hui sur la Triennale du design 2009 à Milan. Grand amateur du Japon, mon goût fut comblé à trois reprises dans cette antre incontournable de la semaine du design de Milan.

La Japan Design Selection 2009 me permit de découvrir un échantillon remarquable de produits japonais, parfaitement dessinés, sans fioriture, avec précision et dépouillement, pour la plupart inconnus en France. J’ai retenu pour vous un prototype de téléphone solaire, curieusement baptisé “Soup” par Hironao Tsuboi, un designer déjà repéré pour sa fameuse Faceless Watch.

Téléphone mobile "Soup" de Hironao Tsuboi

Téléphone mobile "Soup" de Hironao Tsuboi

L’émotion monta d’un cran avec Tokyo Fiber ‘09, déjà évoqué dans “Optique sur les fibres”. Je ne reviens donc pas dessus.

L’apothéose sera atteinte avec Neoreal, une double installation réalisée par Canon.

La première partie s’intitule Hibiku et prend la forme d’un espace/écran en trois dimensions d’environ 200 mètres carrés. L’espace a été conçu par l’architecte Akihisa Hirata et le plasticien interactif  Takahiro Matsuo. L’installation est totalement bluffante de magie et de vie : le spectateur se trouve immergé dans un espace aquatique serein où évoluent des méduses magnifiées, au gré des sollicitations et des déplacements des visiteurs.

Neoreal by Canon at Milan 2009

Hibiku - Neoreal by Canon at Milan, 2009

La seconde partie s’intitule Oduru, plus congrue, présente une installation toute aussi interactive, conçue par les designers maison de Canon. Le principe est ici une captation vidéo du public et une restitution en temps réel, projetée sur un écran panoramique. Beaucoup plus ludique mais pas moins efficace.

Neoreal by Canon at Milan, 2009

Oduru - Neoreal by Canon at Milan, 2009

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Sander Mulder

août 19, 2009 · Laisser un commentaire

Pandora, version heavy métal du buffet Henri II, par Sander Mulder

Pandora, version heavy métal du buffet Henri II, par Sander Mulder

Vu a Milan cette année, une expo de Sander Mulder, jeune designer hollandais basé à Veldhoven aux Pays-Bas, dont on devrait entendre parler dans les prochaines années.

Un travail précis, rigoureux, dessiné, puissant et généreux, si, si, et plein d’humour. En témoigne “Pandora”, démonstratif buffet métallique, “Woofer”, enceinte canine, ou l’improbable mais élégante horloge “Continue Time”.

Je prends les paris, Mulder cassera bientôt la baraque, confirmant ainsi la percée remarquable du design hollandais.

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Watt’s up doc ?

août 19, 2009 · Un commentaire

Le concept du bus Watt a été sélectionné par le fond démonstrateur pour les véhicules décarbonés

Le concept du bus Watt a été sélectionné par le fond démonstrateur pour les véhicules décarbonés

Et oui, c’est bientôt la rentrée ! Autant commencer par une brève de circonstance sur la thématique des transports en commun.
La société française VPI , fabricant de “véhicules industriels à énergie alternative”, a récemment frappé fort en présentant publiquement Watt (Wireless Alternative Trolley Technology), un concept de bus électrique qui se recharge à chaque arrêt en 10 secondes. Il suffisait d’y penser me direz-vous mais il il convient aussi de mettre en œuvre une technologie un peu coton pour ce Watt.

VPI avait conçu le Montmartrobus, petit bus électrique à vocation touristique pour la butte parisienne, qui réclame une recharge intermédiaire à mi-journée. Le principe a ici été poussé à son paroxisme en imaginant une autonomie très courte et une recharge intempestive, à chaque fois où l’engin s’arrête pour faire monter ou descendre ses passagers, c’est à dire tous les 800 mètres environ. Je vous passe les détails techniques, parfaitement protégés par un joli brevet, et la bête s’enfile 300 Kw d’un coup. Reste à régler quelques problèmes de sécurité, histoire de ne pas foudroyer le conducteur ou les passagers à la première recharge, et la première expérimentation grandeur nature pourrait avoir lieu en 2011. D’ici là, un modèle économique devra être trouvé car, au-delà d’un coût d’utilisation au km alléchant (10 cts au lieu de 50 cts pour les bus au gazole), le coût du véhicule risque fort d’être stratosphérique.

Youpi, on est parti pour tous rouler électrique, avec nos Bluecar, Prius, Volt et autres Tesla. Reste que l’électricité demeure principalement d’origine carbonée (66% pour le charbon, le pétrole et le gaz) et nucléaire (16%) et rien ne semble prêt pour modifier durablement cette proportion. Watt est donc un véhicule décarboné, certes, mais il ne s’alimentera qu’à hauteur de 18% avec des énergies renouvelables. Il faudra un autre électrochoc que Watt pour convertir les industriels producteurs d’électricité à faire proprement leur business. Watt en attendant donnera bonne conscience aux collectivités territoriales occidentales qui rouleront “propre”…

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Optique sur les fibres

mai 16, 2009 · 2 commentaires

Fiber Being, de Yasuhiro Suzuki

Fiber Being, de Yasuhiro Suzuki

Tokyo Fiber ‘09 est une exposition impressionnante présentée à la Triennale du design de Milan cette année, parrainée par l’association japonaise des fibres chimiques (JCFA), le comité technique de recherche pour l’innovation dans le domaine de la plasturgie, et placée sous le patronage du ministère japonais de l’économie, du commerce et de l’industrie, le puissant METI.

L’exposition présentait 14 matériaux aux propriétés spectaculaires, mis au point par l’industrie plastique japonaise. L’objectif du show, atteint, était de démontrer les multiples et surprenantes applications de ces nouveaux matériaux, histoire de les rendre attractifs. Une scénographie sobre mais très efficace, un accueil exemplaire (y compris en français !) et des visions scotchantes, drôles, à couper le souffle, ou définitivement futuristes, parfois cumulant ces qualificatifs. Designers, architectes et artistes furent appelés pour concevoir ces visions, comme Ross Lovegrove ou Shigeru Ban. En voici quelques exemples.

Fiber Being utilise Breathair, un matériau élastique composé à 95% d’air et à mémoire de forme. Les hypnotisants mannequins proposés par Yasuhiro Suzuki, ouvrent des pistes sur l’expression de la respiration humaine en matière de robotique.

Water Logo '09 par l'atelier Omoya et Hara Design Institute

Water Logo '09 par l'atelier Omoya et Hara Design Institute

Water Logo ‘09 utilise Monert, un tissu ultra-hydrophobe et l’atelier Omoya + Hara Design Institute le mettent en scène sur un pan incliné qui laisse apparaître et ruisseler des goûtes d’eau.

“Fukitorimushi” est un robot de nettoyage qui utilise les propriétés des nanofibres (7500 fois plus fines qu’un cheveu) pour eradiquer la moindre poussière ou particule lipidique, dans un ballet silencieux et cocasse où la créature (made by Panasonic) se meut par une reptation digne d’une bestiole sortie d’un film de Miyazaki.

Con/fiber, un béton truffé de fibres optiques

Con/fiber, un béton truffé de fibres optiques

Con/fiber est une installation de Kengo Kuma qui met en scène un béton fibré, l’ESKA, mis au point par Mitsubishi et une société allemande, Luccon, spécialisée dans les bétons techniques. Sans éclairage le béton est opaque, éclairé, il devient diaphane. D’intéressants jeux de lumière avec des parois qui laisseront passer la lumière d’une habitation la nuit venue et qui éclaireront l’intérieur en journée.

Une opération séduction réussie où la poésie, l’imaginaire et la performance technique forcent le respect et suscitent l’émotion. Seul bémol dans ces louanges, et non des moindres : les qualités de recyclabilité et d’innocuité des matières mises en scène ne sont pas systématiquement démontrées. Peut-on aujourd’hui faire cette impasse ?

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L’ibère nation du design

mai 1, 2009 · Laisser un commentaire

Jorge Mañes 1 - Philippe Starck 0

Jorge Mañes 1 - Philippe Starck 0

Le salon du meuble de Milan 2009 a été, comme chaque année, un foisonnement de créativité incroyable. C’est dans le cadre du salon off, sur la Zona Tortona, que j’ai eu la surprise de prendre la mesure d’une fièvre espagnol insoupçonnée dans la jeune création madrilène. Le design ibérique n’était jamais parvenu à susciter un engouement particulier de ma part, tout éclipsé par l’omnipotent Mariscal.

Superstudio Piu présentait à Milan Proyecto Abecedario, une sélection de jeunes designers transpyrénéens d’une fraicheur, d’une simplicité et d’un humour détonants. Dear Hunter, le trophée porte-manteau de Jorge Mañes Rubio (photo ci-dessus), renvoie ainsi la lampe Gun dessinée par Starck pour Flos au rang de l’anecdote de premier degré. Deux autres pépites au double effet kiss cool ont attiré mon attention. Donde Caben 2 caben 3 du Noviembre Estudio, une chaise double qui devient triple par le jeu du déplacement de barreaux, et Eternal, signée Maxi Romanillos, une lampe qui recycle avec pertinence les globes usagers des ampoules à incandescence dans un geste mémorialiste.

Vous pouvez découvrir Jorge Mañes Rubio à Paris jusqu’au 23 mai à la ToolsGalerie, en compagnie des très prometteurs Ionna Vautrin et Guillaume Delvigne.

Donde caben 2 caben 3

Donde caben 2 caben 3

Eternal de Maxi Romanillos

Eternal de Maxi Romanillos

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Nouvelle Citroën DS : mythique ou mitée ?

mars 24, 2009 · 9 commentaires

La nouvelle Citroën DS : comme passer du mythe aux mites.

La nouvelle Citroën DS3 : comme passer du mythe aux mites.

Le monde automobile sombre depuis 6 mois à une allure vertigineuse dans une crise économique sans précédent, où les surcapacités de production de chaque constructeur et à l’échelle mondiale démontrent enfin l’absurdité du modèle économique du secteur, chacun y allant de son arrogante ambition à vouloir augmenter sa part de marché, multiplier son offre produits, prendre sa part du gâteau des marchés émergents, afficher des taux de marges passablement irréalistes et prompts à rassurer les actionnaires.  Une industrie qui oublie de se renouveler va au casse-pipe, disait madame Claude, et mise à part Renault avec sa Low-Cost Logan ou Toyota avec sa Prius hybride, pas grand chose de nouveau sous le soleil depuis 20 ans.

Las, l’industrie automobile mondiale s’écroule comme un château de carte, poussée par l’apoplexie des Big Three, GM, Ford et Chrysler. Une question tourmente la plupart des conseils d’administration et alimente les rumeurs les plus folles : qui va coucher avec qui ? Fiat avec Chrysler ? Peugeot avec Mitsubishi ou avec BMW ? On évoque même la liaison la plus consanguine qui soit, une union Renault/PSA… Une misère. Les plus pessimistes prédisent la disparition des plus petits, Saab et Volvo en tête, ou des plus fragiles, Opel ou Chrysler. Bref, une tuerie qui renvoie définitivement Massacre à la tronçonneuse au rayon des films pour enfants.

Les constructeurs français, pétris par l’angoisse de la disparition, ressortent de vieilles gamelles pour servir au consommateur une soupe bien tiède. Les voici qui versent en effet dans une tendance marketing qui s’essoufle, le “retro-design”, tendance inaugurée il y a belle lurette par Volkswagen avec sa New Beetle (1998), reprise par la suite et avec plus d’élégance par BMW pour sa Mini (2001), et dont le paroxisme semble être atteint par Fiat avec sa 500 version 2008, incapable de renouveler son image de marque autrement qu’en revenant 50 ans en arrière.

Logos Suez et Citroën : la même agence ou un consensus mou ?

Logos Suez et Citroën : la même agence ou un consensus mou ?

Citroën a ouvert le bal avec un joli coup de pub en dévoilant le même jour son nouveau logo (dont les courbes ne sont pas sans rappeler, au passage, le logo de GDF-Suez…) et une nouvelle gamme de voitures, baptisée DS, en référence à sa mythique berline de 1955, immortalisée par Roland Barthes et honorée par une apparition dans de nombreux films américains, dont  Brazil en 1985 et Bienvenue à Gatacca en 1997. Citroën doublera ainsi chaque segment de gamme par un véhicule premium (C3 et DS3, C5 et DS5, etc…). Ca s’appelle l’art de la segmentation.

Pourquoi DS ? Pour Different Spirit nous dit le service communication de la marque aux chevrons mous, pas pour le concept “Developer’s system” de Nintendo, et c’est bien dommage.  Je vous laisse analyser longuement la silhouette de la bête pour me faire part de votre avis sur la dimension “Different Spririt” de l’engin. Moi je cherche toujours. Les plus perspicaces auront noté la référence à l’inoubliable DS, le toit blanc. Pour le reste, ça sent plutôt le bling-bling pas frais…

Et Renaut nous annonce une remise au goût du jour de la marque Gordini, fier préparateur des R8 et autre Alpine d’autrefois. Amis de l’innovation, faudra repasser…

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Gueule de bois

mars 21, 2009 · 3 commentaires

White Fruit : une sacrée gueule de bois

White Fruit : une sacrée gueule de bois

Swann Bourotte est un jeune designer français très doué, beaucoup de gens en conviennent et ses première productions ne laissent pas indifférent (allez voir sa lampe Paranoïd, vous m’en direz des nouvelles).

Diplômé de la réputée ENSCI, intervenant dans la non moins réputée L’École de design Nantes Atlantique, Mr Bourotte nous gratifie d’un geste élégant et audacieux, par le dessin d’un poste de radio en bois de sycomore, White Fruit.

Totalement dépourvu de bouton, le poste s’effleure d’un doigt délicat pour effectuer une mise en route tactile. L’appareil est constitué d’un seul bloc de bois, finement usiné. Il joue ainsi de la transparence des fibres pour faire apparaître l’affichage à LED de la fréquence choisie. Il joue aussi de sa résonance, pour transformer son corps de bois en membrane acoustique : sa face avant mise en vibration par un transducteur acoustique sert de haut-parleur, il fallait y penser. Le bois est en effet connu pour ses propriétés de transmetteur sonore, parlez-en à votre luthier.

White Fruit est une démarche conceptuelle qui n’a pas encore abouti à une production industrielle mais qui a remporté en décembre dernier à Singapour un Red Dot Design Award, catégorie meilleur concept. Chapeau monsieur Bourotte.

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Océan Haptique

février 1, 2009 · 4 commentaires

l'ère de la commande acoustique

Clavier Sensitiv Object : l'ère de la commande acoustique

L’haptique est l’étude de la sensation du toucher (tactile) et de son interaction avec des applications informatiques. La jeune société française Sensitiv Object, fondée en 2003, travaille au développement de plusieurs technologies haptiques. En particulier, leur technologie ReverSysTM exploite la reconnaissance des ondes acoustiques qui se propagent dans un objet lorsque on le touche.

Toutes sortes de matériaux peuvent être utilisés et les objets peuvent avoir n’importe quelle forme. On peut ainsi transformer tout objet en panneau de commande sensible, bien plus sensible que notre ami iPhone qui ne réagit, fin connaisseur, qu’à la pulpe de vos doigts (oui, iPhone n’aime pas qu’on le griffe, ça ne lui fait rien, pas plus qu’il ne se réveillera si c’est une moufle qui s’y colle…). Les écrans tactiles que Sensitiv Object nous propose peuvent ainsi être commandés par tout contact physique de quelque objet que ce soit (gant, stylo, clé, chaussette, faux-ongles, Capitaine Crochet, etc…).

Un clavier dématérialisé

Un clavier dématérialisé

Un des premiers produits proposés par SO est le clavier d’ordinateur VBK, qui répond aux contraintes d’hygiène drastiques des milieux hospitaliers. La société propose aussi des digicodes en milieu pas chaud ou la mitaine n’est pas suffisante pour éviter l’engelure (Russie, Groënland ou chambres froides par exemple). D’autres applications sont en développement pour de l’électroménager (si les dalles tactiles actuelles ne supportent pas bien non plus les graisses, ReverSysTM s’en tape).

Les perspectives offertent pas ce procédé nous permettent de rêver un peu (imaginons des commandes de volets roulants dissimulées dans le vitrage des baies vitrées, une sonnette qui se déclanche lorsque l’on effleure la porte d’entrée, un ordinateur qui se met en route en touchant le bord de son écran) et trouveront en particulier des applications dans le domaine de la muséographie ou de la scénographie.

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Rem Koolhaas : architecte tonique

janvier 31, 2009 · Laisser un commentaire

Rem Koolhaas, fameux architecte hollandais, auteur mémorable de la Villa Dall’ava à Saint-Cloud et Pritzker Prize en 2000 pour son œuvre novatrice et puissante, prépare l’édification d’un ouvrage singulier à New-York. “23 East 22nd Street” semble défier l’apesanteur et se jouer des porte-à-faux, comme beaucoup de projets signés Koolhaas (souvenons-nous de la bibliothèque centrale de Seatle en 2004 ou, plus récemment du siège de la CCTV à Pékin, en cours de finition).

“23 East 22nd Street” s’élèvera dans le quartier de Flatiron, proche de Chelsea, sur une hauteur de 107 m. Si la crise vous le permet, n’hésitez pas à négocier auprès de JP Henin l’achat du penthouse proposé en triplex. Affiché à 45 millions de dollars pour une surface de 550 m2, l’investissement n’est-il pas tentant ? L’édifice affiche en tout cas une audace structurelle remarquable et ne décevra pas les afficionados de Koolhaas qui ne pourrait pas faire moins pour Big Apple.

Et si le “23 East 22nd Street” était à l’image actuelle de l’économie mondiale : déraisonnable et vertigineux ?

Un escalier pour Icare ? Non, un immeuble signé Koolhas

Un escalier pour Icare ? Non, un immeuble signé Koolhaas (image OMA)

23 east 22nd street by night

23 east 22nd street by night (image OMA)

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Kapten bigleux : un GPS vocal

novembre 22, 2008 · 7 commentaires

Un Kapten au long cours

Un Kapten au long cours

La société française Kapsys lance sur le marché le premier GPS sans écran de tout l’univers. On pourrait être inquiet d’apprendre qu’une boîte française de produits électroniques attaque seule un marché où aucun concurrent asiatique ne s’est encore risqué… Ben oui, s’il n’y a pas de GPS sans écran, c’est bien que ça rendrait la tâche de guidage un peu hasardeuse, non ?

Kapsys nous prouve que c’est pourtant possible avec son Kapten.

Kapsys a été créée par Aram Hékimian, oui, le fondateur de Wavecom, vous avez bonne mémoire. Kapten est présenté par son créateur comme un objet social dont la fonction ne se résume pas à guider l’Urbain égaré dans ses déplacements. Kapten sert aussi à écouter de la musique (c’est un MP3 avec 4Go de capacité) ou la radio, à mettre en relation des usagers (appelés Zurbies par Kapsys : voir le site commercial de Kapten dont l’univers nous dit qu’un Zurby doit être jeune et branchouillé comme il faut…) qui pourront “tagger” des lieux (restau, boutique, expo…) qu’ils partageront ensuite avec la communauté des Zurbies via internet.

Kapten peut être connecté à un téléphone via une connexion bluetooth et s’adresse aux piétons autant qu’aux cyclistes, aux motards ou aux usagers des transports en commun, grâce à une cartographie adaptées qui prend notamment en compte les passages piétons, les sens interdits, les passages souterrains, etc…

Seule difficulté : causer avec Kapten, car notre Kapten, non content d’être absolument bigleux, s’avère un peu psychorigide quand il s’agit de lui causer. Logique, puisque cet appareil ne reste qu’un zinzin qui fonctionne avec une pile, pas un humain doué de conversation. Il faudra donc apprendre la liste des commandes vocales que Kapten comprend et, flashback, lire à cet effet une de ces notices qu’on croyait révolues.

Pour la mise au point de ce GPS, Kapsys a passé un accord avec Nuance, spécialiste mondial de la reconnaissance des voix et quatre brevets ont été déposés, dont un sur le concept général du produit.
Évidemment, Kapten existe en plusieurs coloris, puisqu’il s’adresse aux urbains, pour ne pas dire aux bobos, car il faudra quand même débourser 179 € pour s’offrir une traversée avec le Kapten ad hoc.

Soyons franc, ce produit est méga-intelligent (pour autant qu’un GPS puisse l’être) et devrait être une réussite dans les mégapoles du monde entier. Vous vous imaginez à Tokyo avec Kapten flâne ? Trop bien…

Je vous le dit, nous rentrons désormais dans l’âge du Kapten…

Kapten ! Yes Kapten !

Un Kapten pour éviter les crochets…

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BMW Gina : la bâche-mobile

octobre 25, 2008 · 2 commentaires

La bâche-mobile

BMW Gina concept : La bâche-mobile

BMW est un constructeur automobile dont la réputation de motoriste, héritée de ses fleurons à 2 roues, dépasse de beaucoup sa capacité à proposer un design qui fasse l’unanimité. Le style de la firme munichoise a su en effet passer d’un classicisme lourd (souvenez-vous les séries 5 et 7 des années 80…) à une audace compliquée, quand elle n’est pas maniérée (cf. la série 1 d’aujourd’hui).
On pourrait jusqu’alors, et pour faire lapidaire, résumer l’histoire du design de béhem à 2% de créativité et 98% de conservatisme bavarois. Et puis, voilà qu’arrive Gina.

Gina n’est pas une actrice italienne mais un concept étonnant de voiture (Gina signifie Geometry and functions In ‘N’ Adaptions) dont la carrosserie est constituée d’un textile souple. Bien plus fort que Kway, Gina réalise un numéro de transformisme hallucinant en dévoilant, par le jeu d’une structure mobile, des atours mécaniques qui ne déplairaient pas à Iron Man himself.

Au-delà de l’effet de manches de la belle, Gina assène un coup de massue aux designers automobiles du monde entier. Ce concept-car, promis nous dit-on à un avenir industriel, révolutionne enfin l’univers du design automobile, inerte depuis 50 ans, c’est à dire depuis l’apparition de la DS qui inaugura un style aérodynamique intégral qu’elle “survole” depuis lors.

L’équipe de Chris Bangle, directeur du design de BMW, ouvre une piste d’exploration d’une grande richesse, celle de la carrosserie souple et translucide. Fini les chocs de chariot de supermarché et les optiques de phare cassés dans un stationnement approximatif, Gina évoque l’intelligence d’une peau de requin (oui, le requin est assez crétin mais sa peau est vraiment pratique et fonctionnelle) et renvoie sans conteste la carrosserie de votre Clio au rang de coquille d’œuf de caille.

La BMW Gina dévoile ses dessous

La BMW Gina dévoile ses dessous

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Recyclez vos vinyls

octobre 19, 2008 · Un commentaire

Sound Chaser de Yuri Suzuki

Sound Chaser de Yuri Suzuki

Décidé à vous faire regretter de ne pas avoir visiter l’édition 2008 du London Design Festival, j’ai le plaisir de vous présenter un de mes coups de cœur. Il s’agit d’un jeune designer et musicien japonais, il s’appelle Yuri Suzuki (ça veut dire Jacques Renault en français) et le bougre s’avère définitivement givré. Ce type a inventé “Sound Chaser”, un jeu qui consiste à utiliser des morceaux de disques vinyls, découpés comme il faut, comme “rail” pour un improbable “train” électrique musical. Cette invention est loufoque, sans conteste, mais elle dégage une poésie qui n’est pas sans rappeler l’univers de Michel Gondry. Voici ce que ça donne en vidéo. Notre ami Yuri a développé ça avec un ingénieur israélien d’origine russe, Yaroslav Tencer (ça veut dire Yuri Suzuki en hébreu) . Je vous assure que face à cette micro installation, il n’y a pas d’autre solution que de succomber au charme enfantin de la démarche. C’est gratuit, inutile et parfaitement réussi à mon goût.

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Artiste Eek

octobre 7, 2008 · 3 commentaires

Buffet Scrapwood de Piet Hein Eek

"Waste Cabinet” de Piet Hein Eek

Je vous avais présenté le 29 juin dernier le travail de Piet Hein Eek, jeune designer hollandais terriblement intéressant. Dans le cadre du London Design Festival, j’ai pu découvrir deux magnifiques expositions consacrées à ce remarquable batave, issu de la prestigieuse Design Academy de Eindhoven. L’une, aujourd’hui terminée, dévoilait un ensemble de ses dessins d’études, d’une précision sensible et d’un naturel déconcertant, semblant tout droit sorti du carnet de croquis jauni d’un ébéniste des années 50. L’autre présente un ensemble de meubles, vaisselle et luminaires, et reste visible jusqu’au 31 octobre 2008 à la gallerie Rabie Hage.

Chaise de Piet Hein Eek

Chaise "Bucketseat" de Piet Hein Eek

Les meubles présentés révèlent une beauté inouïe, façonnés avec finesse, délicatesse et intelligence. Face à l’élégant “Waste Cabinet in Scrapwood”, on reste ému. Devant ses simplissimes chaises “bucketseat”, on s’arrête subjugué. Une sensation tout à fait troublante qui peut être assimilée à l’émotion ressentie face à une œuvre d’art.

Oui, c’est un artiste, Eek…

Pour faire plus ample connaissance avec lui, voici une vidéo d’Arte consacrée à Piet Hein Eek.

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Designersblock 2008

septembre 30, 2008 · Un commentaire

Fauteuil suspendu Ben Rousseau

Fauteuil suspendu de Ben Rousseau

Le London Design Festival aura vu une très belle édition de la manifestation Designersblock cette année. Exposés à Covent Garden dans un bel espace de 10000 m2 totalement délabré, les travaux de 60 designers britanniques et étrangers affirment le rôle ultra-créatif de Londres sur la scène internationale du design d’édition. Le maître mot de ce show underground pourrait être l’humour, tant les propositions exposées, décalées et insouciantes, faisaient mouche ( To hit the bull’s eye in English) auprès du public.

Un humour très Anglo-saxon évidemment, à l’image du label Australien Fossik (éditeur de bijoux décalés), de la jeune Louise Graham (à découvrir ses céramiques “Added Value adaptaters”, parfaitement anglaises) ou de l’inclassable Ben Rousseau.

Mais il faut aussi souligner l’humour oriental, incarné par une représentation coréenne importante, dont l’approche fine et artisanale de l’objet ont marqué les visiteurs. A découvrir en particulier le travail définitivement post-victorien de Chooi-Leng Tan (the pouring light ou comment lamper du lait) et celui de Seongyong Lee, plus nettement post-it.

Vous retrouverez tout ça sur le site de Designersblock, mais en anglais, of course.

The pouring light, de Choi-Leng Tan

The pouring light, de Choi-Leng Tan

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Tom Dixon toujours 2 fois

septembre 24, 2008 · 2 commentaires

Tom Dixon - 100% Design 2008

Tom Dixon - 100% Design 2008

100% Design à Londres, c’est un peu Maison et Objet à Paris, mais en plus petit. C’est un salon professionnel, orienté B to B dans le secteur exclusif de la décoration et de l’objet. Une petite déception donc pour moi car avec un titre pareil, je m’attendais à un panorama plus large et créatif de ce que les anglais savent faire en matière de design : des produits, du graphisme, de l’architecture, de la mode. Pourtant, ce salon fut instructif à plus d’un titre.

Premier constat : nos amis anglais sont vraiment doués en matière de textile d’ameublement et de matériaux de décoration (papiers peints unbelievable, panneaux de bois usinés amazing, tapis marvellous). Le site de Sam Pickard vous donnera une illustration de cette wallpaper culture.

Deuxième constat : nos voisins transmanche ont définitivement un sens de l’humour et du 4e degré implacable. Le duo Londonien Thelermont Hupton en est un bel exemple, avec une gamme de produits légers, décalés et poétiques.

Troisième constat : Plusieurs pays présentaient de façon exemplaire leurs créateurs du moment, avec plus ou moins de moyens. Les plus impressionnants et clairs dans leur démonstration restent les allemands, norvégiens, canadiens, japonais et coréens. Surprise, la Slovénie, pourtant artisanale et naïve dans sa production, est apparue à travers son stand plus convaincante et professionnelle que la France, maigrement représentée…

Dernier constat : Tom Dixon est une star(k). Un stand conséquent, du orange comme en 70, du noir comme en 40, du chrome à faire rouiller une Oldsmobile Super 88 Holiday de 1957 et, exocet absolu, des sacs promotionnels parfaitement dorés, clinquants comme une Rolex chinoise et repérables à 500 mètres dans la foule. Oui, Tom Dixon sait faire des affaires, plutôt deux fois qu’une, j’en aurai la preuve le lendemain de mon passage sur son stand au 100% design en visitant une expo très branchée consacrée à Tommy à la Factory, mise en scène par George Smith.

Bon pour être honnête, Tom Dixon sait aussi dessiner de très belles choses, et son Wingback Chair en velours pourpre est une merveille de confort…

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London Design Festival

septembre 19, 2008 · Laisser un commentaire

Assises en bois, signées Channels

Assises en bois, signées Channels

Du 13 au 23 septembre 2008 se déroule à Londres le London Design Festival, qui veut tout dire. Imaginez 128 expositions et installations aux quatres coins de la capitale Britannique, des conférences et des rencontres professionnelles. Le fer de lance de l’opération est le 100% design, un salon destiné aux professionnels du design, organisé à Earl Court, très orienté décoration, matériaux et mobilier.

A suivre dans les prochains jours sur ce blog, un résumé de ce que j’aurai pu voir entre le 17 et le 19 septembre. En attendant, je vous invite à découvrir Channels, une marque créée par Samuel Chan, designer anglais originaire de Hong-Kong, qui présente ici une gamme de très belles assises en bois.

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Pico-TI

septembre 17, 2008 · 2 commentaires

Le fabricant de composants électroniques américain Texas Instruments (TI pour les initiés) investit dans les pico-projecteurs pour téléphones mobiles. L’ambition visée par l’équipementier texan est de transformer votre prothèse téléphonique en vidéo-projecteur, pas moins. La technologie utilisée porte sur une puce à micro-miroirs qui permet la projection d’une image vidéo d’une diagonale comprise entre 50 et 70 cm.

Les écrans 5 lignes en affichage noir et blanc de notre tout premier mobile se retrouvent bien loin dans nos mémoires, finie la télévision embarquée à visionner sur un écran de la taille d’un timbre poste, TI nous trace-là des perspectives audiovisuelles des plus réjouissantes.

Vous allez pouvoir ainsi (re) programmer des soirées “diapos” à l’aide de votre clamshell surdopé et bourré de photos improbables pour vos amis les plus fidèles. Pensez aussi aux formidables soirées foot que vous pourrez improviser au bureau avec vos collègues à crampons les soirs de charrette. Merveilleux.

Bref, TI nous promet bel et bien un avenir en cinémascope dans notre poche. CrunchGear nous présente une vidéo de démonstration d’un premier “prototype” réalisé sur une base de Blackberry Curve. 3M propose de son côté une technologie similaire qui permet d’atteindre des images d’un mètre de diagonale. Mais les fabricants chinois ne sont pas en reste comme en atteste le prototype présenté par CKing.

Rendez-vous l’année prochaine dans les boutiques les plus hypes de Ginza, à coup sûr les premières à proposer le premier mobile qu’il faudra avoir. En attendant, vous pouvez déjà vous équiper d’un pico-projecteur vidéo proposé par la société Optoma, grâce à la même technologie TI.

Le premier pico-projecteur, commercialisé par Optoma.

Le premier pico-projecteur, commercialisé par Optoma.

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Vélib’ibendum

septembre 1, 2008 · Laisser un commentaire

Bibendum se loue

Bibendum se loue

Michelin a récemment lancé un service de location de pneus de camion tout à fait intéressant. Le dispositif, malicieusement intitulé “Michelin Fleet Solutions”, propose un service complet de gestion des trains de roulement pneumatiques pour les flottes de véhicules des entreprises de transport. Le principe est simple : l’entreprise souscrit un contrat d’entretien de pneus pour sa flotte de camions auprès de Michelin qui assure l’entretien, le contrôle et le renouvellement des pneumatiques dans le but de minimiser la consommation des véhicules, d’optimiser leur sécurité et d’économiser la matière première nécessaire à la production des pneus. En effet, Michelin n’hésite pas à utiliser le principe de rechapage pour assurer une qualité de roulement optimale tout en limitant les déchets. Système gagnant/gagnant : les transporteurs consomment moins et Michelin utilise moins de pétrole pour davantage de sécurité. Que demande le peuple ?

Michelin prétend ainsi prolonger la durée de vie des pneumatiques par 2,5 et réduire le budget “pneus” de 36%. Mazette.

Crise du pétrole, flambée des matières premières, réchauffement climatique, pollutions multiples, tout concorde pour mettre au ban l’industrie du transport. On assiste bien à une évolution, sans doute trop lente, des mentalités en matière de déplacements, qu’ils soient terrestres, aériens ou maritimes. On n’achète plus de vélo, de voiture, de camion ou d’avion, on les loue. Il faudra maintenant avoir le réflexe de louer ses pneus. Peut-être faudrait-il également songer à réduire le transport routier si l’on souhaite réellement résoudre les problèmes de pollution. Faut-il absolument manger des fraises en décembre ou des haricots verts du Kenya ? Et si nous consommions local ?

En attendant cette révolution, il me reste à réfléchir sérieusement à lancer un business de location de chaussures. Et Michelin pourra alors se reconvertir en fabricant des semelles.

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