Archives mensuelles : juillet 2008

Power Flower

Un système de verticalisation de végétaux, simple et abordable

Un système de verticalisation de végétaux, simple et abordable

Flowerbox est un ingénieux système de verticalisation de plantes d’intérieur, dont l’entretien réduit à sa plus simple expression permet aux citadins qui ne savent plus ce qu’est un Kalanchoë Calandiva de retrouver les valeurs épanouissantes du jardinage. Thibaut de Breyne et Philippe Tisserand sont les deux français, originaires de Marseille, qui ont conçu et breveté le système au niveau mondial. Ils développent une distribution à travers une vente en ligne sur internet, des Flowerbox Gallerys (magasins spécifiques) et des fleuristes partenaires. Leur réseau est actuellement présent dans 7 pays : France, Canada, Tunisie, Espagne, Suisse et Russie. Et ce n’est qu’un début.

Une façon simple et abordable (à partir de 14 €), d’avoir la main verte sans faire chou blanc…

Publicités

Chariot intelligent ?

un chariot intelligent mis au point par Microsoft

un chariot intelligent mis au point par Microsoft

Mediacart est un chariot de supermarché sacrément malin. Développé par Microsoft, ce chariot est capable de localiser vos produits fétiches dans votre magasin, de scanner les étiquettes des produits sélectionnés, de comparer les prix, de préparer le total de vos dépenses avant le passage en caisse et de mémoriser vos listes de courses. Mediacart est tellement sympa qu’il peut même vous suggérer des recettes…

Le prix de ce petit bijoux de technologie pour supermarchés n’est pas encore connu mais on devrait pouvoir utiliser ce panier de ménagère électronique dès l’an prochain en Grande-Bretagne où les caisses sans caissières avaient fait leur apparition il y a 2 ans et où l’on annonce la création par TESCO d’une chaîne de magasins entièrement équipés de caisses automatiques pour 2009.

La technologie va révolutionner les habitudes des consommateurs en supermarché et les méthodes de merchandising, c’est un euphémisme. Si le calcul automatique et progressif des dépenses sera une fonctionnalité appréciée par les consommateurs, soucieux de leur pouvoir d’achat, la mémorisation des listes de course sera une belle opportunité pour les distributeurs d’user de l’incitation d’achat et de la promotion personnalisée.

Quant au livre de recettes ambulant, si l’intérêt de l’outil marketing est évident, on peut rester circonspect sur les effets secondaires du dispositif. Vous imaginez les rayons de votre Carrefour, encombrés de chariots à l’arrêt, qui beugleront à tout va comment préparer un clafoutis aux quetsches ou une tête de veau ravigote, à des consommateurs immobiles qui n’en seront pas loin (de la tête de veau) avant de se ruer dans le rayon adéquat pour tenter d’atteindre, in fine, le nirvana gastronomique promis par un improbable grand chef… de rayon.

Stuart : Little Big Man

Une œuvre chromatique de Stuart Haygarth

Une œuvre chromatique de Stuart Haygarth

Si vous ne connaissez pas encore le travail de Stuart Haygarth, je vous invite à le découvrir sans tarder. Stuart Haygarth, né à Whalley dans le Lancashire (UK) en 1966, a été pendant 15 ans photographe publicitaire. C’est en septembre 2005 que ce collectionneur d’objets se révèle designer en exposant au design Festival de Londres sa première œuvre « Tide Chandelier » (lustre des marées), un luminaire monumental réalisé à base d’objets en plastique récupérés sur des plages.

Stuart Haygarth poursuit depuis ce travail de re-composition du déchet, avec un sens plastique (sans jeu de mot) hors du commun.

Radio Aide

FR 250 Eton

FR 250 Eton

Etón est un fabricant californien de postes de radio qui s’appelait autrefois Lextronix. Créé il y a 22 ans pour fabriquer et distribuer des appareils sous licence Grundig en Amérique du Nord, Etón est aujourd’hui une marque qui détient 65% du marché américain des récepteurs à ondes courtes et qui a su nouer des partenariats avec Apple, pour le développement d’accessoires pour Ipod, et avec l’American Red Cross, pour la mise au point d’une gamme innovante de radios à alimentation propre, parfaitement appropriées en cas de catastrophe naturelle ou de tout autre situation d’urgence.

J’ai ainsi reperé pour vous un modèle qui préfigure de ce que seront désormais les produits de notre quotidien : simples, autonomes et intemporels, pour mieux durer dans le temps. Le FR 250 est un poste de radio AM/FM/ondes courtes, à alimentation autonome par manivelle qui permet également de recharger votre téléphone portable. Prix de vente : 59 €. L’appareil est également doté d’une lampe torche.

C’est pas beautiful ça ?

Reconnaissance faciale biométrique

BMW nous promet sur ses futurs modèles haut de gamme l’intégration d’une caméra infrarouge de reconnaissance biométrique. Une fois que nous serons assis derrière le volant, notre visage sera scanné, reconnu et différents réglages personnalisés seront actionnés : siège, rétroviseur, colonne de direction, stations de radio préférées. Le constructeur ne nous en dit guère plus si ce n’est qu’il travaille à la fiabilité et robustesse du dispositif. C’est la moindre des choses… On imagine que le système permettra également de contrôler le démarrage, d’adapter des réglages de suspension, de température, d’ambiance lumineuses, bref, les applications seront nombreuses.

La police des frontières britannique teste actuellement dans les aéroports londoniens, un dispositif de contrôle automatisé des passeports biométriques des citoyens de la zone économique européenne. Un dispositif qui présente bien sûr quelques contraintes : interdiction de sourire (c’est rare dans ce genre de situation…), d’ouvrir la bouche ou d’apparaître devant un fond autre que blanc. Ca va encourager le flegme… L’évolution de la puissance des microprocesseurs rend possible cette technologie, mais la reconnaissance faciale est un exercice délicat en matière de biométrie. Si la reconnaissance d’une empreinte digitale ou d’un iris ne pose guère de problème (les motifs sont facilement enregistrables et reconnaissables), un visage est plus difficile à cerner : problème d’éclairage, de vieillissement, d’expression, de modification de la pilosité, de cicatrice… La fiabilité devra être totale pour éviter bien des situations kafkaïennes…

Au-delà de la performance technologique (vous aurez noté, c’est BMW qui s’y colle, pas Dacia ou Tata Motors…), on peut s’interroger sur les dérives sécuritaires et totalitaires d’un tel dispositif. La CNIL va avoir du pain sur la planche ! Car après l’accès aux entreprises, aux cantines scolaires et aux bibliothèques publiques (déjà opérationnel) nous voici rendus aux passeports et aux bagnoles. Le système sera rapidement étendu à la maison, aux comptes bancaires et aux postes informatiques.

On pourrait bien concevoir un programme de remise en forme individualisé en fonction de l’état de fatigue qui apparaitrait sur notre visage ou en fonction des kilos visiblement pris… A terme, votre voiture vous engueulera parce que vous ne serez pas rasé, votre self vous interdira l’accès aux desserts parce que votre cardiologue l’aura dit, votre maison vous électrocutera parce que vous tenterez une intrusion après une soirée arrosée qui aura mis à mal votre teint parfait de quadra sup’…

Le progrès étant le meilleur ami de l’homme depuis que l’Eden a disparu sur Terre, BM arrivera bien à nous fourguer ses caisses physionomistes. Tant mieux si c’est pour éviter de trimballer une clef qui nous perce les poches de pantalons et tant mieux si c’est pour simplifier au final l’accès aux systèmes d’autopartage qui se développent actuellement en zones urbaines et qui mettront fin à terme à la propriété automobile. Mais notre fournisseur d’accès à internet a déjà du mal à faire fonctionner correctement une ligne téléphonique, notre banquier n’arrive déjà pas, grâce à sa plateforme informatique dernier cri, à transférer notre chéquier d’une agence à une autre… La reconnaissance faciale biométrique risque fort d’ouvrir des autoroutes à bien des litiges.

Faut-il avoir la grooming attitude ?

La grooming attitude est née à New-York il y a 20 ans, conçue comme un concept marketing pour sensibiliser la gente masculine à prendre soin de soi-même pour lui refourguer des cosmétiques en veux-tu, en voilà.

Plus noblement, John Allan, un ancien merlan de chez Jean-Louis David, anime depuis 1988 un club masculin, où vous pouvez boire un verre, jouer au billard, causer, vous détendre et… vous faire refaire une beauté, le tout dans une ambiance archi-lounge, of course…

Avoir la grooming attitude reviendrait donc à savoir prendre soin de son corps et de son esprit, plus à la sauce Paul Newman que Richard Gere. Pas sûr que l’on soit là face à une tendance sociétale de fond qui permettrait à l’humanité d’aller franchement mieux mais notre ami John, lui, va beaucoup mieux. Il a ouvert depuis quatre autres clubs à Big Apple et en ouvrira un autre à l’automne à Chicago. Sa ligne de cosmétiques masculins se vend comme des petits pains et est arrrivée le mois dernier à Paris aux Galleries Lafayette et au BHV.

En France, le marché des cosmétiques masculins ne décolle réellement que depuis 2 ans. Je vous renvoie au texte de Pierre Desproges sur les coiffeurs pour comprendre pourquoi, si besoin était :

« A l’instar du pou, le coiffeur est un parasite du cheveu !
D’abord j’ai horreur qu’on me tripote la tête par derrière en me racontant des conneries dans le dos.
J’ai horreur qu’un gominé à gourmettes me chahute le cuir chevelu, avec ses grosses papates embagousées,
aux ongles éclatants de vulgarité manucurale.

J’ai horreur qu’un Brummel de bal disco me gerbe dans le cou, le crachin postillonnant des réflexions de philosophie banlieusarde, que leur inspirent sporadiquement : la hausse du dollar, l’anus artificiel du Pape, l’incontinence sexuelle des deux filles de Monaco depuis la mort de leur mère en bagnole, l’agonie de Saint-Etienne, le déclin de l’Occident, le fibrôme d’Annie Girardot ou le contraire, je sais plus.

Et puis bien sûr, les oscillations du thermomètre, source inépuisable de commentaires météorologiques vibrant d’incompétence, mais très répandus dans les milieux capilicoles ».

Si John Allan est un coiffeur visionnaire (« La plupart des hommes pensent qu’ils sont bien comme ils sont. Mon métier est d’essayer de les amener à aller juste un peu plus loin », fin de citation), dites-le moi. En attendant, je n’ai pas la grooming attitude…

Kiteboat

Voici une innovation qui devrait relancer la marine à voile : le cerf-volant de traction marine. Expérimenté par la société Hambourgeoise SkySails GmbH & Co. KG, un système de voile géante équipant un cargo de la Beluga Shipping de Brême, permet de contribuer de façon substantielle à la propulsion (traction devrais-je dire) du navire.

Une expérimentation grandeur nature a été réalisée du 31 janvier au 14 mars 2008 entre la Norvège, le Vénézuela et les Etats Unis (histoire sans doute de narguer les pays producteurs de pétrole), sur une distance de 12000 miles. Résultat : une économie potentielle de 2,5 t de fuel par journée de navigation pour un cargo transportant 8000 t de marchandises équipé d’une voile de 160 m2, soit environ 20% d’économie.

Voile pour cargo

Au passage, on peut noter que les allemands, après avoir investi en masse le marché de l’énergie photovoltaïque et de l’énergie éolienne, risquent fort de développer la meilleure éco-industrie de la planète. Malins nos amis teutons !

Si cette invention devrait apporter au transport maritime une allure un peu plus fun (ce dont elle n’a cure du reste), il n’est pas sûr, vous en conviendrez, que le principe soit transposable au transport routier. Evidemment, réduire votre consommation d’essence de 20% vous irait bien, mais franchement, vous vous voyez avec un cerf-volant accroché à la calandre de votre Xsara ?