Archives de Catégorie: mobilités

Vélib’ibendum

Bibendum se loue

Bibendum se loue

Michelin a récemment lancé un service de location de pneus de camion tout à fait intéressant. Le dispositif, malicieusement intitulé « Michelin Fleet Solutions », propose un service complet de gestion des trains de roulement pneumatiques pour les flottes de véhicules des entreprises de transport. Le principe est simple : l’entreprise souscrit un contrat d’entretien de pneus pour sa flotte de camions auprès de Michelin qui assure l’entretien, le contrôle et le renouvellement des pneumatiques dans le but de minimiser la consommation des véhicules, d’optimiser leur sécurité et d’économiser la matière première nécessaire à la production des pneus. Lire la suite

Publicités

Radio Aide

FR 250 Eton

FR 250 Eton

Etón est un fabricant californien de postes de radio qui s’appelait autrefois Lextronix. Créé il y a 22 ans pour fabriquer et distribuer des appareils sous licence Grundig en Amérique du Nord, Etón est aujourd’hui une marque qui détient 65% du marché américain des récepteurs à ondes courtes et qui a su nouer des partenariats avec Apple, pour le développement d’accessoires pour Ipod, et avec l’American Red Cross, pour la mise au point d’une gamme innovante de radios à alimentation propre, parfaitement appropriées en cas de catastrophe naturelle ou de tout autre situation d’urgence.

J’ai ainsi reperé pour vous un modèle qui préfigure de ce que seront désormais les produits de notre quotidien : simples, autonomes et intemporels, pour mieux durer dans le temps. Le FR 250 est un poste de radio AM/FM/ondes courtes, à alimentation autonome par manivelle qui permet également de recharger votre téléphone portable. Prix de vente : 59 €. L’appareil est également doté d’une lampe torche.

C’est pas beautiful ça ?

Reconnaissance faciale biométrique

BMW nous promet sur ses futurs modèles haut de gamme l’intégration d’une caméra infrarouge de reconnaissance biométrique. Une fois que nous serons assis derrière le volant, notre visage sera scanné, reconnu et différents réglages personnalisés seront actionnés : siège, rétroviseur, colonne de direction, stations de radio préférées. Le constructeur ne nous en dit guère plus si ce n’est qu’il travaille à la fiabilité et robustesse du dispositif. C’est la moindre des choses… On imagine que le système permettra également de contrôler le démarrage, d’adapter des réglages de suspension, de température, d’ambiance lumineuses, bref, les applications seront nombreuses.

La police des frontières britannique teste actuellement dans les aéroports londoniens, un dispositif de contrôle automatisé des passeports biométriques des citoyens de la zone économique européenne. Un dispositif qui présente bien sûr quelques contraintes : interdiction de sourire (c’est rare dans ce genre de situation…), d’ouvrir la bouche ou d’apparaître devant un fond autre que blanc. Ca va encourager le flegme… L’évolution de la puissance des microprocesseurs rend possible cette technologie, mais la reconnaissance faciale est un exercice délicat en matière de biométrie. Si la reconnaissance d’une empreinte digitale ou d’un iris ne pose guère de problème (les motifs sont facilement enregistrables et reconnaissables), un visage est plus difficile à cerner : problème d’éclairage, de vieillissement, d’expression, de modification de la pilosité, de cicatrice… La fiabilité devra être totale pour éviter bien des situations kafkaïennes…

Au-delà de la performance technologique (vous aurez noté, c’est BMW qui s’y colle, pas Dacia ou Tata Motors…), on peut s’interroger sur les dérives sécuritaires et totalitaires d’un tel dispositif. La CNIL va avoir du pain sur la planche ! Car après l’accès aux entreprises, aux cantines scolaires et aux bibliothèques publiques (déjà opérationnel) nous voici rendus aux passeports et aux bagnoles. Le système sera rapidement étendu à la maison, aux comptes bancaires et aux postes informatiques.

On pourrait bien concevoir un programme de remise en forme individualisé en fonction de l’état de fatigue qui apparaitrait sur notre visage ou en fonction des kilos visiblement pris… A terme, votre voiture vous engueulera parce que vous ne serez pas rasé, votre self vous interdira l’accès aux desserts parce que votre cardiologue l’aura dit, votre maison vous électrocutera parce que vous tenterez une intrusion après une soirée arrosée qui aura mis à mal votre teint parfait de quadra sup’…

Le progrès étant le meilleur ami de l’homme depuis que l’Eden a disparu sur Terre, BM arrivera bien à nous fourguer ses caisses physionomistes. Tant mieux si c’est pour éviter de trimballer une clef qui nous perce les poches de pantalons et tant mieux si c’est pour simplifier au final l’accès aux systèmes d’autopartage qui se développent actuellement en zones urbaines et qui mettront fin à terme à la propriété automobile. Mais notre fournisseur d’accès à internet a déjà du mal à faire fonctionner correctement une ligne téléphonique, notre banquier n’arrive déjà pas, grâce à sa plateforme informatique dernier cri, à transférer notre chéquier d’une agence à une autre… La reconnaissance faciale biométrique risque fort d’ouvrir des autoroutes à bien des litiges.

If I had a Hummer…

Comment un américain, fut-il moyen, pourrait passer de son Hummer goulu a notre pauv’ Vélib’ ?

A moins de maîtriser le grand écart comme Tatiana Totmianina, le défi d’un transport urbain individuel respectueux de l’environnement n’est pas easy pour les citoyens de l’Oncle Sam.

Ce serait sans compter le travail acharné d’une équipe du plus grand labo of the world, le fameux MIT, qui a mis au point « RoboScooter”. Sous ce vocable un tantinet ridicule se cache un scooter électrique pliable, fort bien dessiné au demeurant, qui devraient renvoyer nos bataillons de bicyclettes locatives au même rang que le Minitel (qui a mis notre développement informatique grand public en rade pendant 10 ans, tant nous étions persuadés que c’était l’invention du siècle, que même Bill Gates il allait voir ce qu’il allait voir…).

Oui, RoboScooter est très malin car il se plie en quatre pour rentrer dans la (grande) poche d’un américain. C’est plus pratique qu’une Smart, vous en conviendrez.

RoboScooter présente un design malin qui divise les coûts de fabrication par 5, il est très propre et rudement silencieux. Bref, un engin pas vraiment de chez nous…

Decaux saura-t-il inventer l’anti-MIT ?

Un scooter transformiste