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Bolloré : the Flu Car, ou l’art du marketing grippal

La bluecar de Bolloré : un exemple de marketing grippal

La bluecar de Bolloré : un exemple de marketing grippal

L’industrie automobile maîtrise depuis longtemps les meilleures techniques de marketing et a su nous « offrir » quelques campagnes de communication magistrales (souvenez-vous de la Fiat 500). Crise oblige, les constructeurs réduisent drastiquement leurs sur-capacités de production respectives, mettant sur le carreau au passage quelques milliers de cols bleus, afin de tenter de préserver l’avenir de l’entreprise (peut-être) et les dividendes de ses actionnaires (plus sûrement). Et chaque constructeur de se poser la question : que fait-on maintenant pour faire revenir les clients dans les concessions et devenir numéro 1 ? Lire la suite

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Faut-il avoir la grooming attitude ?

La grooming attitude est née à New-York il y a 20 ans, conçue comme un concept marketing pour sensibiliser la gente masculine à prendre soin de soi-même pour lui refourguer des cosmétiques en veux-tu, en voilà.

Plus noblement, John Allan, un ancien merlan de chez Jean-Louis David, anime depuis 1988 un club masculin, où vous pouvez boire un verre, jouer au billard, causer, vous détendre et… vous faire refaire une beauté, le tout dans une ambiance archi-lounge, of course…

Avoir la grooming attitude reviendrait donc à savoir prendre soin de son corps et de son esprit, plus à la sauce Paul Newman que Richard Gere. Pas sûr que l’on soit là face à une tendance sociétale de fond qui permettrait à l’humanité d’aller franchement mieux mais notre ami John, lui, va beaucoup mieux. Il a ouvert depuis quatre autres clubs à Big Apple et en ouvrira un autre à l’automne à Chicago. Sa ligne de cosmétiques masculins se vend comme des petits pains et est arrrivée le mois dernier à Paris aux Galleries Lafayette et au BHV.

En France, le marché des cosmétiques masculins ne décolle réellement que depuis 2 ans. Je vous renvoie au texte de Pierre Desproges sur les coiffeurs pour comprendre pourquoi, si besoin était :

« A l’instar du pou, le coiffeur est un parasite du cheveu !
D’abord j’ai horreur qu’on me tripote la tête par derrière en me racontant des conneries dans le dos.
J’ai horreur qu’un gominé à gourmettes me chahute le cuir chevelu, avec ses grosses papates embagousées,
aux ongles éclatants de vulgarité manucurale.

J’ai horreur qu’un Brummel de bal disco me gerbe dans le cou, le crachin postillonnant des réflexions de philosophie banlieusarde, que leur inspirent sporadiquement : la hausse du dollar, l’anus artificiel du Pape, l’incontinence sexuelle des deux filles de Monaco depuis la mort de leur mère en bagnole, l’agonie de Saint-Etienne, le déclin de l’Occident, le fibrôme d’Annie Girardot ou le contraire, je sais plus.

Et puis bien sûr, les oscillations du thermomètre, source inépuisable de commentaires météorologiques vibrant d’incompétence, mais très répandus dans les milieux capilicoles ».

Si John Allan est un coiffeur visionnaire (« La plupart des hommes pensent qu’ils sont bien comme ils sont. Mon métier est d’essayer de les amener à aller juste un peu plus loin », fin de citation), dites-le moi. En attendant, je n’ai pas la grooming attitude…